Populations du Cambodge

Le Cambodge compte 15,71 millions d'habitants (en 2015) avec ces proportions démographiques 0-14 ans: 31,4 %; 15-64 ans: 64,6 %; + 65 ans: 4 % (en 2015).  De nombreuses ethnies y sont présentes dont les Khmers qui représentent l'ethnie majoritaire (85,4 %), loin devant les Viêts (7,4 %), les Chams (3,5 %), les Chinois (3,2 %), les Kui (0,2 %), Mnong ou Pnong (0,2 %), Tampuan (0,2 %), Laos (0,2 %), Jaraï (0,1 %), Kru’ng (0,1 %), Malais (0,1 %), Taï (0,1 %), Chong (0,1 %)… On estime qu'entre 1975 et 1979 la politique du régime des Khmers rouges aurait entraîné la disparition de près de 20 % de la population, soit 1,7 million de personnes.

Populations du Cambodge

Statistiques  de la population du Cambodge:

Espérance de vie: 64,14 ans, en 20153.
Nombre d’enfants par femme: 2,6 en 2015.
En 2005, 26 % de la population était sous-alimentée.
En 2008, il y avait 0,227 médecin pour 1 000 habitants.
En 2008, 61 % de la population avait accès à l'eau courante (81 % en zone urbaine, 55 % en zone rurale).
6 % du PIB est investi dans la santé.
Mortalité des nourrissons (moins de un an): 43 pour 1 000 naissances27.
Mortalité des enfants de moins de cinq ans: 51 sur 1 00027.
La mortalité infantile est due surtout aux maladies infectieuses et aux infections respiratoires.

Langues du Cambodge:

Il existe une vingtaine de langues parlées au Cambodge, toutes ou presque, appartenant à la branche mon khmer de la famille des langues austro-asiatiques. Deux seules langues austronésiennes sont le cham et le jaraï, qui appartiennent à la branche malayo-polynésienne.

Parlée par presque13 millions de locuteurs en 2008, le khmer est de loin la première langue du pays, parlée comme langue maternelle par 96 % de la population.

Populations du Cambodge

Langue des populations khmères, elle est principalement parlée au Cambodge et dans les régions limitrophes de Thaïlande par les Khmers Surin (du nord) et au Viêt Nam par les Khmers Krom, ce qui pourrait être expliqué par l'histoire et les relations du passé de ces pays.

Le khmer est issu des langues austro-asiatiques comme le vietnamien et le môn s'étendant en Asie du Sud-Est. Mais il est probable que le khmer soit plus tardif que le môn ou le vietnamien.

Le khmer a été par la suite influencé par le sanskrit qui lui a donné un lexique religieux, culturel (Bhasa, la langue est devenue Pheasa) et royal (exemple Râja, le roi est devenu Reacha) et s'est étendu sous le Nokor Phnom (Nokor vient du sanskrit Nagara qui veut dire la ville et Phnom signifie la montagne) en Asie du Sud-Est.

Le khmer a ensuite été influencé par le pali, devenue la langue liturgique du Cambodge après l'adoption du bouddhisme en remplacement de l'hindouisme ; l'influence de cette langue se retrouve à présent dans le vocabulaire des moines. La langue khmère a été ensuite influencée par l'arrivée des Thaïs et des Français. La langue thaïe a de son côté emprunté au khmer à peu près la moitié de son vocabulaire. À l'heure actuelle, des mots anglais font leur apparition en khmer via l'adoption des nouvelles technologies comme dans beaucoup d’autres langues modernes de la région. Le khmer possède une phonétique particulièrement complexe ainsi que son lexique, ce qui ne nous permet pas de vous les décortiquer dans ce présent article.

Religions au Cambodge:

Comme beaucoup de ses pays  voisins de la région de l’Asie du Sud Est, le Cambodge a une forte majorité de sa population (plus de 95 %) sont des adaptes du Bouddhisme Theravada. Non seulement, le Bouddhisme y est la religion dominante mais elle est aussi la religion d’Etat du pays. Le terme figure d’ailleurs au second rang dans la devise du royaume du Cambodge actuel (Nation, Religion, Roi).À côté de cette religion dominante coexistent une petite communauté musulmane (moins de 2 %), essentiellement implantée parmi l’ethnie Cham, quelques chrétiens et des minorités montagnardes (Khmer Loeu) qui ont conservé l’animisme, en vigueur dans toute la région avant l’apparition de l’hindouisme. Malgré cette hégémonie, comme dans la plupart des pays partageant la même obédience, qui se soucie peu de prosélytisme, la liberté du culte semble être respectée et aucune confession ne fait l’objet de conflits ou de persécution. En voici une brève présentation des religions principalement pratiquées au Cambodge.

Populations du Cambodge

Bouddhisme: Le Bouddhisme Theravada est la religion d’État depuis la fin du règne de Jayavarman VII (1181-1218), mise à part une réaction shivaïte au 12è siècle, sous Jayavarman VIII et l’épisode des régimes communistes du Kampuchéa démocratique et de la république populaire du Kampuchéa à la fin du 20è siècle.

De nos jours, le bouddhisme garde un rôle central auprès de la monarchie. Les vénérables des deux ordres sont membres de droit du conseil du trône chargé de choisir un nouveau souverain lorsque la fonction royale est vacante. De même, lors du couronnement, le monarque doit s’engager à se conformer aux quatre enseignements fondamentaux du Bouddha et à faire preuve de compassion pour son peuple.

Enfin, comme souvent pour les religions majoritaires, le bouddhisme cambodgien, outre son aspect spirituel, comporte aussi un volet social. La construction, puis l’entretien d’une pagode est souvent une affaire d’une communauté villageoise ou d’un quartier, où chacun contribue en fonction de ses moyens, l’un amenant des fonds, l’autre participant aux travaux. Les localités rivalisent alors pour construire chez eux le lieu de culte le plus somptueux possible et essayent d’attirer les personnes ayant une réputation de haute probité morale dont les enseignements assureront la renommée de la pagode.

Catholicisme: Selon les statistiques du Vatican, les catholiques étaient au nombre de 120 000 au Cambodge en 1953, ce qui en faisait le second groupe religieux de l’époque derrière les bouddhistes. Ce chiffre devra être revu à la baisse au printemps 1970, après le rapatriement de quelque 50 000 d’entre eux d’origine vietnamienne. On estime que la majorité de ceux qui restaient alors au Cambodge en 1972 étaient des Européens, essentiellement Français et allaient être évacués en 1975, lors de la mise en place du Kampuchéa démocratique.

Pendant le régime de Pol Pot, la communauté catholique du Cambodge, très minoritaire, est proportionnellement l'une des plus touchées parmi les groupes ethniques et religieux: le nombre de « disparus » est évalué à 48,6 %. La cathédrale de Phnom Penh est, avec la Banque nationale du Cambodge, le seul édifice à être totalement rasé par les Khmers rouges. Les cultes sont à nouveau autorisés dès 1979 par la République populaire du Kampuchéa, mais le pays reste quasiment fermé aux puissances occidentales.

Hindouisme: L’hindouisme a été, parfois seul, parfois avec le bouddhisme, la religion d’État des différentes entités territoriales qui se sont succédé au Cambodge du début de l’ère chrétienne au 20è siècle. Il a aussi été une source d’inspiration indéniable de l’art khmer.  L’étude de la statuaire indique qu’au moins depuis le 5è siècle, l’essentiel des rites pratiqués semblent découler du vishnouisme, et ce jusqu’à la fin du 9 où apparaissent des temples dédiés à Brahmā, mais comportant des espaces pour les hommages à Vishnou et Shiva. De nos jours, on peut observer la présence d'un ou plusieurs brahmanes du Palais royal (les Bakous) au cours de cérémonies traditionnelles.

Khmers Loeu: Les petites peuplades du nord-est cambodgien pratiquent une forme d’animisme hérité des périodes préangkoriennes. D’après ces croyances, l’existence serait régie par la cohabitation entre les habitants des contrées, l’esprit de leurs morts, le riz en tant que nourriture de base qu’il faut choyer, ainsi que par les Neak Ta, sortes de génies qui commandent aux éléments naturels et dont il est nécessaire de s’attacher la protection. Un seul de ces éléments venant à être contrarié et c’est l’ensemble de l’édifice qui sera affecté.

Chaque communauté villageoise comprend ce qui peut s’apparenter à un sorcier, chargé de communiquer avec ces Neak Ta. En cas de crise, des animaux leur sont sacrifiés pour apaiser leur courroux. Les maladies, pour leur part, sont considérées comme des tourments causés par des esprits malfaisants et qu'on éloigne par des talismans et des remèdes préparés par des chamans.

Même si la plupart des Cambodgiens sont adeptes d’autres cultes, ils conservent, surtout dans les campagnes, une partie de ces croyances et continuent, tout en pratiquant leur religion, à vénérer des génies protecteurs.

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